Les Fact-Checkers de UNICEF Bénin armés pour la guerre contre les infox !

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Du 28 Septembre au 1er Octobre 2022, les membres de la cellule de fact-checkers de UNICEF Bénin ont bénéficié d’une formation de renforcement de capacités afin de mieux mener la lutte contre les infox.

Pendant quatre (04) jours, des formateurs experts, aux profils intéressants et leurs savoir-faire ont entretenus les fact-checkers sur plusieurs thématiques ayant rapport avec leur travail.

Rappellons que sept (07) fact-checkers ont suivis la formation en présentiel et trois (03) en ligne.

De la création de contenus au Réferencement SEO en passant par le fact-checking, le code du numérique et les médias sociaux, presque tout ce qu’il faut pour déconstruire des infox ont été abordés.

Ecrire pour être compris

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C’est avec Mylène Flicka, que la formation a débuté le 28 Septembre sur la création de contenus. Il s’agit notamment de :

– La valeur : celle du message que l’on passe, l’importance du message véhiculé ;

– La connection : comment le lecteur s’identifie au contenu, il faut qu’il se sente concerné ;

– L’émotion : Il faut jouer parfois sur l’émotion mais pas toujours,

– La lisibilité : pour être compris. Ne pas utiliser des gros mots et savoir que le but d’écrire, de produire un contenu c’est d’être compris

– L’action : Appelez à l’action pour avoir des interactions avec son audience.

Les fact-checkers ont également bénéficié des astuces pour réussir le storytelling, élaborer un calendrier éditorial, planifier et diffuser des contenus.

Myléne Flicka parle aux fact-checkers

Le Fact-checking, techniques et stratégies

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Dans ses explications, Maurice THANTAN, le formateur de cette deuxième journée, donne quelques astuces pour la détection d’une infox. Il s’agit entre autres de : la vérification de la source, de l’auteur de la publication, vérification des dates, le relai sur d’autres médias et avoir l’esprit critique. Selon ce dernier, les fact-checkers ont plus de possibilités de nos jours grâce aux nouvelles technologies pour la vérification d’une photo ou d’une vidéo sur Internet.

En ce qui concerne la vérification d’une image, des techniques simples sont mise en place et à la portée de tout le monde. Avec le navigateur Google Chrome, les fact-checkers ont compris qu’ils peuvent aller très vite dans la déconstruction des infox en installant les extensions ci-dessous : JeffreyImageMetadata ViewerMetapiczSend toExif Viewer. Ces extensions peuvent permettent d’avoir facilement des informations nécessaires sur une image douteuse. Et pour des vidéos, les fact-checkers peuvent utiliser les outils comme : Youtube Dataviewer (les vidéos publiées uniquement sur YouTube) et INVID : un outil plus complet et plus technique pour la vérification des informations sur Facebook ; Twitter, Youtube, Instagram etc.

Maurice THANTAN a attiré l’attention des fact-chekers sur les sites utiles en guise d’appui conseil pour mener à bien les investigations. Comme sites crédibles et fiables, nous avons : conseilsdejournalistes.com, Decodex, Hoaxbuster, etc.

Le code du numérique & médias sociaux

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Après la création de contenu et le Fact-Checking, c’est avec Landry Angelo Adelakoun, Juriste/Consultant en droits humains que les Fact-checkers ont parlés du code du numérique et des médias sociaux le vendredi.

Dans le but de définir un cadre juridique favorable au développement numérique en République du Bénin, la loi n°2017-20 du 20 Avril 2018 portant Code du Numérique a été adoptée et promulguée.

Le Code Numérique compte 247 pages avec 647 articles répartis en sept (07) parties. Il a pour objet de régir les activités qui relèvent des réseaux et services de communications électroniques, les outils électroniques, les services de confiance en l’économie numérique, le commerce électronique, la protection des données à caractère personnel, la cybercriminalité et la cybersécurité.

Que l’on soit un professionnel ou un simple utilisateur des réseaux sociaux, il est important de lire le code du numérique en occurrence le chapitre VII qui portent sur les dispositions pénales (Article 460 et 461, pages 181,182 et 183) afin de connaître les infractions pénales et peines définit par la loi. 

La question de la sécurité sur les réseaux a été le sujet de discussion l’après-midi. Pour les différents dangers suivants : sextorsion, cyberharcèlement, cyberaddiction, piratage, violation de la vie privée, vindicte numérique, etc. Des partages d’outils, d’astuces et d’expériences ont permis à chacun des membres de la cellule des Fact-Checkers de savoir désormais comment gérer au mieux sa présence sur les réseaux sociaux.

ADELAKOUN Landry parlant du code du numérique au Bénin

Référencement SEO, outils et importances

Aymar SOSSOU et les fact-checkers

Il existe plusieurs outils pour développer sa stratégie de référencement sur les moteurs de recherche dont entre autres, semrushrankmathplanificateur de mots clés de googleubbersuggest.

Avoir un bon positionnement sur le web, c’est un travail de longue haleine qui ne se fait pas au hasard. Et tout ceci réussi permet de booster la visibilité sur le web et d’accroitre le chiffre d’affaires. Quelques règles d’or ont été donné aux fact-checkers.

Règle n°1 : Mettre le mot clé au début de l’article

Règle n° 2 : Faire un petit paragraphe pour aider google à vous référencer

Règle n°3 : Scinder son contenu à avoir des titres

Règle n°4 : Insérer des liens vers d’autres articles,

Règle n°5 : Insérer des images

Règle n°6 : Toujours effectuer des recherches sur le mot-clé

Règle n°7 : Ecrire un article lisible, etc.

En gros, pour avoir un article bien positionné, il faut d’abord un bon SEO, un article bien écrit et un taux de plagiats quasi nul. 

Un bon référencement donne plus de chances d’être plus lu et un mauvais référencement porte préjudice à la marque ou à la personnalité. Telle a été l’information capitale retenue par les fact-checkers avec Aymar SOSSOU pour la dernière journée de formation.

Dagbégnon René Fadonougbo